Le programme de la Communauté européenne
TEMPUS est conçu pour
promouvoir le développement des systèmes d’enseignement
supérieur et faciliter le processus de réforme
économique et sociale et/ou de développement dans les
Pays partenaires.
Ce programme se fonde sur le constat que les
établissements d’enseignement supérieur revêtent une
importance particulière pour le développement social,
culturel et économique ; Il est conçu de manière
soutenir les processus de transition et de réforme
l’aide de divers mécanismes destinés au secteur de
l’enseignement supérieur.
Le premier programme Tempus a couvert la période
1990-1994. Il a été consolidé et renouvelé pour les
périodes 1994-1998, 1998-2000 et 2000-2006. il est
désormais habituel de faire référence aux phases du
programme en les nommant respectivement « Tempus I », «
Tempus II », « Tempus bis » et « Tempus III ».
Il convient de noter que le programme Tempus n’a pas
pour objet de soutenir la recherche, les propositions de
projets doivent être en accord avec les priorités
nationales convenues avec les Pays partenaires (voir
site Web
http://www.etf.eu.int/tempus.nsf).
Pays éligibles
- les 25 Etats membres de l’UE
- les pays partenaires de l’UE comprenant les pays
balkaniques occidentaux et les pays d’Europe Orientale
et d’Asie
- les pays partenaires méditerranéens : Algérie, Egypte,
Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Autorité Palestinienne,
Syrie, Tunisie.
Peuvent participer au programme sur la base d’un
autofinancement :
- les pays candidats l’UE (Roumanie, Bulgarie,
Turquie)
- les pays membres du G-24 (Australie, Canada, Islande,
Japon, Liechtenstein, Norvège, Nouvelle- Zélande,
Suisse, Etats-Unis)
Comment fonctionne Tempus ?
Le programme Tempus fonctionne de trois façons
distinctes et interdépendantes :
• Il cofinance des projets et activités l’aide de
subventions ;
• Il encourage la coopération entre les établissements
et les pays ;
• Il encourage les échanges de personnes et de
savoir-faire entre les Etats membres et les pays
partenaires, ainsi qu’entre les pays partenaires
eux-mêmes.
Le programme Tempus accorde trois types de subventions :
A) Projets européens communs
l'objectif est de créer des centres capables de diffuser
les bonnes pratiques et les meilleurs résultats
d’autres universités ou institutions des Pays
partenaires. À long terme, l'objectif est d'encourager
le renouvellement et la réforme des systèmes
d'enseignement supérieur des Pays partenaires dans un
domaine particulier.
Trois catégories de projets peuvent être soutenus :
• les projets de développement de programmes de cours :
Ils se concentrent sur le contenu, la structure et les
méthodes d’enseignement au sein des établissements
d’enseignement supérieur dans les Pays partenaires. Ils
ont pour but de créer de nouveaux cours ou d’actualiser
des cours existants ainsi que d’améliorer les
compétences du personnel enseignant. La mobilité des
étudiants devrait également faire partie intégrante du
projet et être activement encouragée.
Public cible des projets : le personnel enseignant, les
étudiants, les organes de décision universitaire.
• les projets de gestion universitaire : Ils ont pour
objectif de réformer l’administration de l’université et
ce, avec le soutien de la direction et des organes de
décision de l’université. Ils nécessitent une
participation active du personnel administratif.
Ils peuvent aborder l’une des thématiques suivantes :
consolidation des capacités de gestion stratégique,
réforme de la gouvernance et du financement de
l’université, consolidation des services centraux de
l’université, mise en place de structures universitaires
pour le renforcement des liens entre les universités et
leur environnement extérieur. Public cible des projets :
tout le personnel concerné par la gestion et
l’administration d’une université (organes de décision,
services centraux de l’université, centres de
connaissance et de transfert de technologie).
• les cours de formation « Institution Building »
L’objectif de ces projets est d’exploiter les
connaissances académiques et les expériences des
universités en tant que spécialistes de l’enseignement
pour dispenser une formation au personnel non académique
d’institutions publiques ou privées susceptibles de
jouer un rôle clé dans le processus de transition.
Idéalement, les cours doivent conduire un jumelage
long terme entre institutions partenaires académiques et
non académiques des pays partenaires Tempus et des Etats
membres de la Communauté européenne.
Public cible de ces projets : personnel des ministères,
personnel d’autres pouvoirs publics, partenaires sociaux
et leurs organismes de formation, médias, organisations
de médias, chambres de commerce, associations
professionnelles, entreprises, ONG.
B) Mesures structurelles et
complémentaires
Elles prévoient un cadre permettant d’apporter des
réponses court terme aux besoins spécifiques des pays
partenaires et visent soutenir des activités de
groupes. Le public visé par ces mesures est : les
établissements d’enseignement supérieur, le personnel
enseignant, le personnel des organes décisionnels et
assimilés, le personnel administratif, les organisations
publiques et privées impliquées dans l’enseignement
supérieur.
• Les mesures structurelles
Elles soutiennent, de manière innovante, le
développement, l’acquisition et l’amélioration des
capacités et instruments nécessaires pour une réforme
nationale, structurelle de l’enseignement supérieur
ainsi que sa planification, sa préparation et sa mise en
oeuvre. Les thèmes pouvant être abordés sont :
l’assurance qualité, l’accréditation, la reconnaissance
des qualifications, les systèmes de crédit.
Les activités éligibles ce type de mesures sont : des
études, des formations, des séminaires, des réunions
d’experts, l’établissement de réseaux régionaux, la mise
disposition d’équipement.
• les mesures complémentaires
Elles sont conçues pour répondre aux besoins court
terme de diffusion et de transfert de bonnes pratiques
et offrir la possibilité d’actions ciblées susceptibles
de contribuer de manière significative la réalisation
des objectifs du programme.
Ces projets doivent faciliter l’échange de bonnes
pratiques sur la base d’expériences réussies et mettre
en lumière les méthodes, les structures, les résultats
répondant des besoins définis de réforme et de
changement dans les Pays partenaires.
Consortium éligible : Au minimum deux partenaires situés
dans 2 Etats membres distincts de l’UE et un 3ème situé
dans un pays partenaire.
C) Bourses de mobilité individuelle
Trois types de visites sont éligibles un financement
communautaire.
• Type 1 : préparation d’une proposition de projet
européen commun (d’un pays partenaire vers la Communauté
européenne)
• Type 2 : Participation un évènement particulier
(d’un pays partenaire vers l’UE / un pays candidat),
Sont visées ici les participations des conférences,
séminaires, ateliers, réunions de réseau ou tout autre
évènement relatif la réforme de l’enseignement
supérieur.
• Type 3 : les périodes de recyclage professionnel ou
les périodes d’études, de collaboration sur un thème
universitaire particulier, diffusion des bonnes
pratiques (d’un pays partenaire vers l’UE/ un pays
candidat ; de l’UE vers un pays partenaire).
Ces périodes de recyclage devront conduire
l’élaboration d’outils pédagogiques, l’actualisation u
le remaniement de tout ou partie des programmes
d’enseignement au sein de l’établissement d’enseignement
supérieur du pays partenaire.
Les boursiers cibles sont : le personnel
enseignant, le personnel administratif ayant des
responsabilités spécifiques, le personnel technique, le
personnel des associations étudiantes, les représentants
des étudiants, les experts de l’éducation, les
fonctionnaires ministériels.
Les dates limites de remise des candidatures est
le 15 février, le 15 juin et le 15 octobre de chaque
année.
Les informations sur le programme et les documents
télécharger sont disponibles sur les sites Web suivants:
ou demandés sur support papier l’adresse suivante:
• Email:
Tempus@etf.eu.int
Priorités Nationales
concernant l'Algérie
•
Projets européens communs
DÉVELOPPEMENT DE CURRICULA
Les projets devront s’aligner sur le processus de
réforme de l’enseignement supérieur du pays et sur la
nouvelle architecture de programmes d’enseignement de
licence/ mastère/doctorat conformément au processus de
Bologne. Les écoles doctorales représentent une priorité
. Les projets devront dans la mesure du possible être
axés sur les relations universités -entreprises.
Sont considérés comme prioritaires les domaines
suivants:
Formation des enseignants
Langues étrangères
Technologies de l’information et communication,
enseignement distance
Nouveaux cours adaptés aux niveaux licence/mastère
GESTION UNIVERSITAIRE
Formation du personnel la gestion par objectifs et
la décentralisation
Administration, financement et comptabilité des
universités
Gestion bibliothécaire et mise en réseau des
bibliothèques
FORMATIONS POUR LE DÉVELOPPEMENT DES CAPACITES
INSTITUTIONNELLES
Développement des ressources humaines au sein des
autorités locales et des organismes chargés de
l’éducation
Création de centres pour la coopération universités -
entreprises
• Mesures structurelles et complémentaires
Diffusion de bonnes pratiques dans les domaines des
méthodologies et instruments pour un meilleur contenu et
une meilleure gestion des universités
Projets pilotes visant promouvoir les co-diplômes
et la reconnaissance part entière des acquis des
étudiants
Création de nouveaux services proposer dans le
cadre des relations universités -marché du travail