Sauvegarde
du Patrimoine Culturel des Civilisations Arabes
Annaba, 12-13
Avril 2008
Les documents anciens représentent une
richesse culturelle et scientifique inestimable. La
sauvegarde de ce patrimoine qui souffre
des outrages du temps et de la vicissitude des hommes,
interpelle tant les scientifiques que les politiques pour
préserver ces trésors des risques de détérioration voire de
disparition.
Le potentiel véhiculé aujourd’hui par les
Technologies de l’Information et de la Communication, la
maturité des systèmes de traitement d’images, la
généralisation du web à haut débit, marquent un tournant
dans la conservation et l'exploitation de ces documents.
Le défi consiste à préserver ces fonds par
une numérisation massive et une série de traitements
appropriés à l’aide d’algorithmes fiables et performants.
L'hétérogénéité des pages, la dégradation de nombreux
documents sont des exemples reflétant la spécificité et les
enjeux scientifiques que les chercheurs doivent surmonter.
Parmi les
nombreux problèmes de détériorations recensés, nous pouvons
citer l’effet de transparence, la présence de taches
d’humidité absorbées par le papier, les variations de la
couleur du papier, la présence de plis et de déchirures,
les déformations dues à la courbure naturelle des pages etc.
En bout de
chaîne de traitement, la phase d'indexation devrait
permettre d'extraire les informations pertinentes qu'il
faudra analyser et structurer pour permettre un accès aisé à
ces ressources.
C’est dans
cet ordre d’idées, que s’inscrivait le projet de
« Sauvegarde du Patrimoine Culturel des Civilisations
Anciennes », regroupant des équipes de Universités du Havre
(France),
de Sfax(Tunisie), d’Annaba (Algérie), de Marrakech (Maroc)
et de Nouakchott (Mauritanie).
Les
objectifs assignés à ce projet supporté par l’AUF
(2005-2007) traitent de la valorisation du
patrimoine documentaire, composé en grande partie de
documents manuscrits arabes anciens, en prenant comme cible
les sites de Chenguiti (Mauritanie), de Tunis (Bibliothèque
Nationale), d’Adrar (Algérie).
Ces
manuscrits menacés par le temps, la chaleur, l'abrasion du
sable
et les insectes se composent
de documents religieux (Coran et commentaires),
scientifiques (traités d'astronomie, de mathématiques),
d’ouvrages de droit, de poésie et de chroniques locales.
Le projet
a donné lieu à de nombreuses publications dans des revues et
conférences
internationales spécialisées dans le manuscrit.
Pour
la diffusion des résultats, mais également pour connaître
les diverses expériences Maghrébines et Européennes et
lancer les jalons d’une coopération scientifique, nous
organisons les 12-13 en avril 2008 à Annaba, des journées
sur la gestion des documents anciens, en collaboration avec
les universités de Sfax, Marrakech, Nouackchott, l’INSA de
Lyon, l’Université du Havre, partenaires du projet
SAPCCA, ainsi que l'Institut de technologie de
Braunschweig (Allemagne).
Cette
manifestation sera réhaussée par des interventions de
scientifiques qui ont participé et gérés des projets
Européens et trans-sahariens d'envergure (DEBORA, MADONNE,
Philectre, Tambouctou...) et ont abouti à la conception de
plates-formes de navigation et d'aide à l'indexation. A cet
effet, nous serons heureux de compter sur votre
participation pour présenter votre expérience dans le
domaine du traitement des documents en général et des
archives en particulier.
Pour plus
d’informations, contacter
Pr M. Sellami,
LRI, Université Annaba